Hip Hop Sans Frontières

Portrait : Libre et engagée, rencontre avec la bgirl paola

Avec 15 ans de danse au compteur, Bgirl Paola, Brésilienne vivant à Paris, s’efforce de maintenir un entraînement régulier et exigeant. C’est grâce à une persévérance à toute épreuve qu’elle s’est retrouvée, il y a quelques années, à se confronter à d’autres bboys talentueux lors des battles de qualification aux Jeux Olympiques de Paris. Un événement majeur pour le breaking, devenu l’une des nouvelles disciplines urbaines, après le skate, à intégrer pour la première fois les Jeux Olympiques de 2024. Une reconnaissance qui témoigne de la croissance du Hip-Hop, attirant toujours plus d’adeptes et de bgirls motivées.

Se qualifier aux JO 2024

Débordante d’énergie, Paola avait hâte de participer à ces qualifications. Nous l’avions retrouvée lors de la battle de France à Aulnay-sous-Bois, une étape décisive pour accéder à la finale qualificative des Jeux. De nombreux pays, comme la Russie, la Corée, le Japon ou encore la Suisse, étaient présents, offrant des affrontements aussi techniques qu’exaltants. Malgré tout son talent, Paola ne s’était pas qualifiée pour les Jeux Olympiques. Quelques temps plus tard, elle a cependant décroché une autre victoire importante en devenant championne régionale en Centre-Val de Loire.

Elle s’entraîne intensivement dès qu’elle le peut :

« Mon entraînement est toujours le même : échauffement, résistance, étirement. Je cours beaucoup et je me muscle souvent. »

Cette rigueur, à toute épreuve, se lit dans son expression corporelle : une grande tonicité et une explosivité qui lui permettent d’enchaîner les figures avec puissance et précision.

Une pratique féminine en expansion

Les femmes restent minoritaires dans les disciplines Hip-Hop, et encore davantage dans le monde du breakdance. Cela n’a pourtant pas empêché Paola de performer sur de nombreuses scènes, notamment lors du Red Bull BC One, une compétition internationale majeure, à l’image du Battle of the Year, qui n’a ouvert ses portes aux femmes que très récemment.

Elle se réjouit de ces premières battles mixtes, tout en soulignant la réalité du milieu. Il y a de plus en plus de bgirls mais ça reste avant tout un milieu très masculin. Pour Paola, ce n’est pas un frein. Elle se distingue par une détermination constante et une capacité à s’imposer sans jamais renier son authenticité.

Une danse signature explosive

Les femmes restent minoritaires dans les disciplines Hip-Hop, et encore davantage dans le monde du breakdance. Cela n’a pourtant pas empêché Paola de performer sur de nombreuses scènes, notamment lors du Red Bull BC One, une compétition internationale majeure, à l’image du Battle of the Year, qui n’a ouvert ses portes aux femmes que très récemment.

Elle se réjouit de ces premières battles mixtes, tout en soulignant la réalité du milieu. Il y a de plus en plus de bgirls mais ça reste avant tout un milieu très masculin. Pour Paola, ce n’est pas un frein. Elle se distingue par une détermination constante et une capacité à s’imposer sans jamais renier son authenticité.

Breakdancer pour inspirer

Son parcours récent témoigne d’une progression constante :

« Depuis 2024, j’ai remporté le championnat régional en Centre-Val de Loire. Je suis également championne du Battle Team France 2022 et gagnante du Cypher King. J’ai participé régulièrement à différentes battles, ce qui m’a permis de développer mon expérience sur la scène. »

Au-delà des battles, la transmission reste au cœur de ses motivations : elle explique vouloir évoluer à un niveau plus élevé, participer à des compétitions majeures, mais surtout continuer à diffuser la culture du breaking, en utilisant la danse comme un outil pour inspirer et transformer des vies.

« Ce que j’aime le plus, c’est transmettre la culture. J’adore voir un élève évoluer, passer du doute à la confiance, et savoir qu’à travers la danse, je peux contribuer à transformer sa façon de penser et son identité. »

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Rédigé par Audrey Poussines

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